Un curé dans la famille (1e partie)

Julien Antoine Marie REVEL (1844-1917)

Frère de mon arrière-arrière-grand-mère (Sosa 17) , Jules REVEL est à ce jour le seul ecclésiastique identifié de ma famille. C’est bien évidemment cette spécificité qui m’a poussée à me pencher sur son cas. Voici donc la première partie du portrait que j’ai pu en dresser.

Julien Antoine Marie REVEL voit le jour le 29 janvier 1844 à Saint-Malo. Il est le premier enfant né du mariage (le 27 avril 1843, à Saint-Malo) de Julien Mathurin REVEL (1817-1884), maître de port, et de Marie Julie Étiennette ROUXEL (1812-1888), épicière. Bien qu’étant l’aîné, Julien « hérite » d’un frère de neuf ans plus âgé, Jean-Marie, né du premier mariage de sa mère, veuve de Jean de BEAUREPAIRE, marin décédé en 1841.

Recherches via les recensements et la série R

Les recensements de 1846 et 1851 lèvent le voile sur une famille recomposée et élargie : le foyer abrite en effet le fils de ce premier mariage, ainsi que la grand-mère maternelle des deux garçons. Il est intéressant de noter que Julien n’est jamais recensé sous son prénom de baptême, mais sous celui de Jules, un « diminutif » sans doute adopté par la famille pour le différencier
de son père.

Jules, donc, aura six frères et sœurs :

  1. Marie Mathurine Étiennette (1845)
  2. Émile François Étienne (1846)
  3. Marie Ange (1848)
  4. Paul Désiré (1849)
  5. Euphémie Mathilde (1854)
  6. Sidonie Amélie Antoinette (1856)

Malheureusement, son enfance sera marquée par les deuils : Marie Mathurine décède à l’âge de 14 mois, Paul alors qu’il n’a même pas 3 ans, Euphémie n’atteint pas les trois mois, mais c’est probablement la perte de Marie-Ange, à l’âge de presque 11 ans, qui sera la plus douloureuse. Peut-être doit-on voir là la source de sa vocation ?

Si, lors du recensement de 1861, Jules et Émile sont encore qualifiés de
« collégiens », en 1866, seule Sidonie habite toujours chez ses parents. Puisque son nom ne figure pas dans les registres matricules de recensement militaire (c’est le cas de tous les membres du clergé nés avant 1855), on peut en conclure que Jules est entretemps entré au séminaire, une formation qui dure à l’époque cinq années.

Recherches dans les « Ordo » des archives diocésaines

église Saint-Guinoux 35On retrouve Jules trois ans plus tard, dans la commune de Saint-Guinoux (à une quinzaine de kilomètres de Saint-Malo). Fraîchement ordonné prêtre (le 13 mars 1869), il est nommé vicaire de la paroisse le 13 août 1869, fonction qu’il exercera jusqu’au 15 février 1877.

C’est ensuite la paroisse de Dinard en dinard-egliseSaint-Enogat ( aujourd’hui raccourcie en Dinard) qui l’accueillera, toujours comme vicaire, du 15 février 1877 au 18 décembre 1888, date à laquelle il est promu recteur (en Bretagne, les curés sont appelés « recteurs ») par son Éminence le cardinal Place.

Le 23 décembre 1888, Jules REVEL sera officiellement installé dans la fonction de recteur de La Gouesnière par Monseigneur Collet, curé de Saint-Servan. Ce bourg d’un petit millier d’habitants (861 âmes en 1891) va ainsi devenir sa paroisse, à laquelle il va se consacrer pleinement pendant les trente années à venir.village

Découvrez la vie et les actions de Jules REVEL à la tête de cette paroisse, dans la seconde partie de son portrait : Recteur de la Gouesnière.

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