The Wall (documentaire musical)

Roger Waters – The Wall
Universal Music, 2015

Couv blu-ray The WallC’est la bande-son d’une génération. Si vous avez été adolescent dans les années 80, vous avez forcément écouté The Wall ou, du moins, fredonné le refrain entêtant de son hymne “Another Brick in the Wall”. Ce double-album
de Pink Floyd, paru fin 1979, a connu de nombreuses réincarnations au fil du temps, à commencer par son adaptation en film bien sûr, en 1982, puis par sa version « en concert » pour fêter la chute du Mur de Berlin, en 1990. Mais la version qui nous intéresse ici est la plus récente, la plus aboutie aussi.

Photo de famille WatersImmortalisant la dernière tournée mondiale de Roger Waters, le chanteur-bassiste de Pink Floyd (puisque le groupe est depuis longtemps séparé), ce DVD/Blu-ray propose – évidemment – l’intégralité du spectacle, mais y insère aussi de longues séquences montrant le musicien et parolier sur les traces de ses père et grand-père, tous deux décédés loin de leur Angleterre natale, lors des deux Guerres mondiales. Une vraie démarche généalogique.

Donc, deux guerres ont arraché jusqu’au souvenir direct de leur père à deux fils. »

Jusqu’à présent, on avait pour habitude de résumer la trame de The Wall
à l’édification d’un mur pour se protéger du monde extérieur, symbolisant
une forme de paranoïa aiguë. Mais, désormais septuagénaire, Roger Waters a voulu mettre l’accent sur l’autre thématique qui sous-tend l’album, à savoir les ravages de la guerre. Waters était encore bébé quand son père fut tué, lors de la bataille d’Anzio, en 1944. Et ce n’est que très récemment, grâce aux recherches du stèle commémorative Watersvétéran Harry Shindler, que le musicien a eu connaissance des circonstances exactes dans lesquelles son père a disparu. Ainsi, c’est avec une intense émotion qu’on le suivra jusqu’en Italie, sur la plage où se déroula le drame, puis au cœur du mémorial de Cassino où l’on peut lire le nom d’Eric F. Waters .

Roger Waters au cimetière militaireLe musicien n’oublie pas de rendre également hommage à son grand-père, en intégrant au film
sa visite au cimetière militaire de Marœuil, en France, élargissant ainsi son propos à toutes les guerres, passées, présentes et à venir.
Vous l’aurez compris, c’est la mise en exergue de cette démarche mémorielle qui nous a paru essentielle. Gageons qu’elle saura toucher votre âme de généalogiste, d’autant plus si vous avez un jour aimé la musique de Pink Floyd…

  • On a beaucoup aimé : le mélange d’images de concert et de voyage mémoriel.
  • On a moins aimé : ne pas toujours comprendre qui sont les personnages rencontrés.
  • Pour aller plus loin :
    Article sur la visite du musicien à Marœuil dans La Voix du Nord.
    Article (en anglais) décrivant les recherches du vétéran Shindler
    dans le Telegraph.
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